R comme Reprendre ses études (côté étudiants) #ChallengeAZ

duRLe D.U. Généalogie et Histoire des familles peut faire partie d’une formation initiale : c’est le cas pour certains étudiants, qui mènent de front leurs études d’histoire et de généalogie, ou poursuivent leur cursus de droit par une spécialisation dans le successoral.
Pour beaucoup d’entre nous cependant, le D.U. constitue une reprise d’études. Après des formations et des années d’exercice de métiers très différents, nous revenons à la fac pour suivre des cours, passer des partiels et valider un diplôme.

Clairement, nous ne nous fondons pas dans le troupeau des étudiants moyens. Non pas que notre âge canonique soit discriminant : pleins d’énergie, nous traquons impitoyablement le cheveu blanc et gardons aux pieds les mêmes Converse qu’à 20 ans ! Mais nous ne consultons pas Facebook sans arrêt et ne préparons pas notre FridayGirlsNight pendant les cours d’histoire, nous prenons des notes assidûment, nous sommes captivés par des histoires improbables de consensualisme et de contre-réforme, nous passons des heures à créer des armoiries superbes et sommes euphoriques quand nous déchiffrons un testament de 1532 …

Un brin décalés, dirons-nous…

Il faut l’être, sans doute, pour s’astreindre à des journées pareilles, 6 mois de l’année : des heures de train, des logements inavouables à Nîmes, des réveils longtemps avant le jour, des matinées entières de cours magistraux sans pause café, des heures à bûcher à la B.U., des angoisses avant les partiels, des sacrifices financiers et familiaux…

Alors il m’a semblé intéressant de montrer ce qui nous avait amenés là, de raconter, à plusieurs voix, les raisons pour lesquelles nous reprenons, quelles ont été nos joies, nos difficultés, comment notre entourage a réagi, ce que l’expérience nous a apporté.

J’avais initialement pensé à mélanger nos contributions, à panacher les réponses aux thématiques ci-dessus. Et puis, finalement, comme nous avons été plusieurs à nous lancer et à transformer le petit questionnaire initial en vrai récit, je préfère les garder tels quels et vous laisser entendre ce qu’en disent Hélène, Sandrine R, Emmanuelle, Sandrine C. et moi.



Hélène :

Reprendre ses études c’est dans la perspective d’un changement de vie plus ou moins radical, une opportunité d’assouvir un désir si longtemps réprimé. De faire enfin un métier passion plutôt qu’un métier qui fait plaisir à la famille. Pour moi, la reprise des études dans le domaine de l’Histoire, de la Généalogie et des Archives, c’est avant tout pour enfin en finir avec ce métier d’infirmière que j’ai choisi pour faire plaisir à mon père qui me voulait médecin.

Le chemin est long et sinueux et il est toujours incertain, mais j’ai l’espoir de pouvoir enfin changer de vie.

La réaction de mes parents a été évidemment « c’est de la folie, tu as un métier sûr, qui paye bien… », heureusement ma sœur m’a soutenue et encouragée. Elle ne me voyait pas infirmière à la base, alors… et elle a aussi été victime du complexe œdipien  qui nous a toutes les 2 poussées à faire un métier qui ne nous convenait pas vraiment.

Mais à 35 ans, et célibataire, il faut bien manger, alors je dois travailler en reprenant mes études et c’est bien là, la pire difficulté : faire un travail à 110% (au lieu du 80% prévu) avec plus d’un millier de kilomètres en 4 jours, pas facile tous les jours, surtout quand ton employeur utilise ta conscience professionnelle. Alors entre craquage simple et gros pétage de plombs, il a fallu relever la tête et reprendre des forces pour enfin arriver à la fin de l’année et obtenir le passeport de ma future liberté. Et puis, je me suis trouvée un intérêt inattendu pour l’écriture. Il va falloir travailler cela aussi, et qui sait peut-être ma reconversion prendra une tournure inattendue aussi.

Si j’en suis là aujourd’hui, si j’ai pu me relever, c’est certes grâce à ma force intérieure difficilement atteignable à long terme, mais surtout grâce à l’incroyable support et entraide qu’il y a dans cette formidable promotion. Chaque fois qu’un d’entre nous tombe, 2 ou plus l’aident à se relever. Alors merci, merci très chère promo pour votre aide et votre amitié tout au long de ces mois.
La fin d’un chapitre approche et tant d’autres vont s’écrire, espérons que nous resterons tous en contact et que nous nous reverrons.



Sandrine R :

Reprendre ses études après 28 ans d’arrêt est un pari. Un pari d’autant plus hasardeux que les réactions familiales et amicales furent mitigées quant au sujet desdites études.

Entre les encouragements et le soutien de mon mari, les railleries de ma fille et de mon père, il me fallait garder l’objectif que je m’étais fixé. Leur faire comprendre que l’on peut vivre de ses passions, que l’aspect pécunier n’est pas un moteur pour tous, même si cette reprise d’études doit déboucher sur une installation, et que cet aspect n’est pas à négliger. Je veux juste être en accord avec moi-même sur la profession que je veux exercer.

La généalogie était un des trois thèmes qui étaient ressortis de mon bilan de compétences en 2013. Amatrice depuis quelques années, j’avais besoin d’un diplôme pour me sentir légitime. Peut-être complexe de l’autodidacte ?

Pourtant je me suis dirigée vers un projet plus raisonnable.

Je continuais à faire de la généalogie en parallèle. Et après un burn-out, j’ai fait le choix d’aller vers ce que je voulais vraiment. Après avoir été recalée au D.U. du Mans (merci à eux d’avoir refusé ma candidature), je vois en décembre passer un message sur un groupe Facebook : une place se libère à Nîmes. Je n’ai pas réfléchi à ce que cela impliquait en logistique (j’habite à Strasbourg). J’ai rempli le dossier et l’ai envoyé. Nous sommes le 15 décembre 2016. Le 16, ma candidature est acceptée. Je suis heureuse, mais c’est une véritable angoisse d’annoncer à ma famille que dès le 5 janvier je serai absente 2 jours ½ par semaine.

Je n’ai pas écouté les mises en garde, les moqueries, et j’ai pris mon courage à deux mains. Je ne pouvais plus reculer :  le 18 décembre, je signais ma première recherche professionnelle que je rends le 20 juin. Puis une séance de coaching pour une personne qui souhaite faire une recherche militaire.

Il a fallu prendre le train quasiment chaque semaine, supporter le bruit, trainer une valise sur les pavés qui mènent à l’Université. Mais il y a eu des rencontres. De si belles rencontres, avec des passionnés, des professeurs altruistes de leur savoir.

La formation se termine, ce fut une véritable bouffée d’air dans ma vie.

Les semaines à venir vont encore me permettre de rester dans cette ambiance « étudiante » puisque je serai en stage pendant 2 mois.

Reprendre ses études, mille fois oui et je n’ai pas l’intention de m’arrêter là. En septembre je mettrai en place mon activité, je retourne aussi à la fac d’histoire, mais cette fois à Strasbourg et en auditrice libre (je laisse le stress des examens aux autres).

Apprendre encore et toujours. Je serai éternellement étudiante.

Merci à toutes et tous pour ce que vous m’avez donné !



duR2Emmanuelle :
REPRENDRE SES ETUDES A 54 ANS

Née dans une famille recomposée avant l’heure, dernière de la fratrie avec 21 ans d’écart avec l’aînée et avec des parents stricts qui souhaitaient élever leurs 9 enfants de la même manière en occultant complètement l’évolution de la société, je n’ai pas eu le choix de mon orientation scolaire : adieu la section littéraire et la fac d’Histoire, ce sera le Baccalauréat de Technicien Secrétariat (le fameux Bac G tant décrié par Michel Sardou !). Avoir une bachelière, c’était gratifiant … Mais pas question pour autant de continuer les études : au travail, sans oublier de donner pension. Nous sommes bien loin des Tanguy d’aujourd’hui. D’où un très vif besoin d’indépendance.

Ensuite, construction d’une vie de famille, mari et enfants, qui même si elle apporte énormément de satisfaction, me laisse frustrée professionnellement.

Plus de 30 ans à contribuer à payer les factures dans divers travaux qui ne me permettaient pas, la plupart du temps, de m’épanouir. Avec le départ des enfants, même si deux sont encore en études, je sens que je m’étiole chaque jour un peu plus et que je suis devenue invisible, que je fais partie des meubles, avec, à la fin, une lassitude grandissante et surtout se faire fureur le matin pour se lever et aller travailler.

Et puis, un déclic : inscription de notre fille à l’Université de Nîmes. Je pianote sur le site et je vois qu’il existe un D.U. Généalogie et Histoire des Familles. Oserai-je ? Oui ! J’appelle le service UNIFOP et une personne charmante et très professionnelle me renseigne. La réflexion perdure quand même jusqu’à la mi-octobre. Allez, je me lance, je remplis le dossier d’inscription sans toutefois rien dire à ma famille sauf à notre fille qui serait susceptible de m’accueillir chez elle le temps de la formation. Peur de l’échec, des commentaires, du fameux « Qu’en dira t’on ? ».

J’attends anxieusement la décision. Serais-je prise ou pas ? À mon âge, est-ce que je les intéresse ? Ai-je encore le niveau ? L’éloignement (Dijon/Nîmes) sera-t-il un frein ? Est-ce que je me surévalue ? Gros bourdonnement dans ma tête. Finalement, réponse positive, je suis acceptée. Ouah, alors là, je n’en reviens pas !

Direction le Pôle Emploi car en contrats divers depuis mon licenciement économique, mieux vaut être suivie afin d’éviter quelques tracas administratifs et surtout financiers. Seconde étape franchie, le Pôle Emploi me suit.

Maintenant, grand dilemme. Comment annoncer cette nouvelle à la famille ? Impossible à formuler, un trac fou, même à l’âge que j’ai. « Allez Emmanuelle, faut y aller, d’autant plus qu’handicapée du bras, tu ne peux aller à la réunion de présentation seule ». J’en parle à mon époux quelques jours avant et, d’accord, il m’emmène, avec la conception que cette formation ne dure que le mois de janvier. Là encore, il va y avoir du boulot. Mais, comme dit le dicton « A chaque jour suffit sa peine ».

Troisième étape : avertir les enfants. Je profite de la réunion familiale de Noël pour annoncer que je cesse les petits boulots pour agrémenter la vie de tous et que je reprends mes études. Là, grand blanc, regards interrogatifs, diverses attitudes émergent :

« Super maman, c’est génial, enfin tu vas pouvoir t’éclater ! », « Ah … et cela va te mener à quoi ? », « A ton âge ? », « Tu crois que tu trouveras du travail avec une formation comme cela ? ». Comme dit notre professeur, M.  Cosson, « Là, c’est pas gagné ! ».

Mais bon, c’est décidé, je fonce. Ras-le-bol de penser toujours aux autres, un peu d’égoïsme.

Les débuts ont été très laborieux. Multitudes suées à suivre trajets, cours, et grande faiblesse car beaucoup de questionnements : « Est-ce que cela vaut le coup ? », « Et oui, où est-ce que cela va te mener ? » « T’y arriveras pas, arrête ». Grosse fatigue les premières semaines. M’étais-je surestimée ?

Néanmoins, après ces quelques mois passés à retravailler la matière grise, persévérer presque chaque jour dans les exercices de paléographie, se replonger dans l’histoire, découvrir l’héraldique et l’anthroponymie et surtout « boire sans soif » les cours de droit des familles et de généalogie, je suis plus que satisfaite. Et puis surtout, j’ai découvert des personnes généreuses, une entraide formidable. Je peux affirmer sincèrement que j’appréhende notre dernière journée du 23 juin car même si les moyens permettent que nous conversions, la présence de tous me manquera fortement. Ces journées de fin de semaine étaient mon bol d’air hebdomadaire avec des personnes avec qui j’avais enfin des sujets de conversation communs.

Cela n’empêche toutefois pas la famille de continuer à penser que ces mois d’études sont un intermède : « Et après ça, tu comptes retravailler ? », et autres réflexions : « Ah, ce soir on dort avec les morts ! », du fait que l’arbre de mon mémoire est punaisé sur le mur. Et bien moi je les aime mes disparus, je m’y attache.

Aujourd’hui, même si je redoute les résultats des divers examens passés parce que je dois encore démontrer qu’ils sont à la hauteur de ma décision, je suis heureuse et très fière de ce que j’ai entrepris. Au départ, je voyais ce cursus comme une ressource, un plus pour ma culture personnelle.
Maintenant, je concrétise un stage.
Après ? « Un jour après l’autre ! »



Sandrine C :

Reprendre mes études, j’adore, et je n’en suis pas à mon premier coup d’essai. Je me sens revivre dès que je mets les pieds dans une université et si c’était un métier, je me verrais bien étudiante professionnelle. Jusqu’à la fin de mes jours.

Ce qu’il y a de bien, avec notre D.U., c’est que toutes les tranches d’âges sont représentées. Du coup, il n’y a pas d’intrus, chacun a sa place et nous sommes tous là pour les mêmes raisons : la généalogie et l’envie d’apprendre.

A la maison, on me soutient, on est fier, même ! Ma cadette demande que j’explique à ses copines de passage chez nous l’objet de mon mémoire et demande régulièrement la permission d’entrer dans ma chambre pour leur montrer les dizaines de pages A4 scotchées sur le mur (l’arbre de mon couple). Ma mère et mon amoureux s’enthousiasment à l’annonce de chacune de mes notes, même s’il n’y a pas franchement de quoi.

Bien sûr, les uns et les autres râlent un peu de mon manque de disponibilité ces derniers mois.

– Tu ne peux vraiment pas prendre quelques jours pour partir au Maroc avec moi ? (Non, chéri, pardonne-moi mais je finis mon DU et on verra après.)

– Maman, quand est-ce qu’on va faire un plein au supermarché ? (Plus tard, ma puce, trop de boulot.)

– Maman, j’ai plus rien à me mettre !(Rapport à la pile de linge à repasser et à sa cousine la pile de linge à laver. Réponse : je finis d’éplucher mes 126 pages de baptêmes en latin et je m’y mets. Ou plutôt je t’apprends…)

– Maman, si on faisait un grand ménage ce week-end ? (Bonne idée mais plutôt celui d’après quand j’aurai fini mes partiels.)

– Bon, ben, c’est moi qui fais à manger ce soir ? (Gagné !)

– Ma fille, tu viens dîner à la maison vendredi soir ? (Peux pas, m’man, je révise mon droit de la famille… Ironie…)



duR3Catherine : 
Pfff, je m’ennuie…

Professeur de français dans un lycée depuis 6 ans, je n’arrive plus à supporter la routine, les contraintes, l’autoritarisme des crétins et des économistes, l’aspect cyclique de ce métier qui veut que chaque année, tout soit à recommencer avec des élèves différents.

Avec eux, heureusement, pas de problème particulier : j’ai la chance d’avoir des gentils, des gars et des filles globalement bien élevés et sympathiques. Mais à de très rares exceptions près, je ne leur trouve pas de curiosité ni de passion. Je rejoue tous les jours 20 000 lieues sous les mers, vous savez, la séquence où ils sont dans le sous-marin et regardent flotter les méduses.
Les élèves ne lisent pas : « Oh madame, y a trop d’mots dans ce texte… Faut lire tout ça ? en entier ?  Rhhhaaa, un livre ? faut l’acheter ou on peut voir le film ? Montaigne, c’est lui qui a écrit le truc sur les mineurs, là ? ».
Ils ne connaissent rien : dans leurs têtes, c’est Louis XVI qui revient au pouvoir après Napoléon, Balzac est un philosophe des Lumières, le XVIIIe siècle est l’époque de la Renaissance, les frères Lumière ont inventé l’électricité et personne n’a jamais entendu parler du calendrier révolutionnaire ou de la république romaine. Ils sont hermétiques à l’humour d’une maxime de La Rochefoucauld, ne sentent pas la splendeur d’un essai de Camus, prennent un air blasé devant les malheurs des héroïnes tragiques.
Alors ils ne sont pas contrariants, ne protestent pas, s’amusent gentiment de mes colères et de mes manies, me regardent avec ironie quand je m’emballe un peu trop sur un alexandrin, dans l’ensemble, tout se passe bien. Les quelques anciens élèves croisés à la fac Vauban n’ont pas l’air traumatisés, ils sont venus me voir avec le sourire, étonnés de me voir étudiante. Ils me disent apprécier mon enthousiasme, ma façon d’aborder la littérature.

Mais je m’ennuie, parce que je sens un gouffre qui se creuse de plus en plus entre eux et moi, parce que je perds mon énergie à les traîner comme des boulets vers un bac qui ne signifie plus rien.

Que faire, alors ? Outre le fait que l’Education Nationale ne va sans doute pas s’arranger dans les années à venir, je ne peux pas envisager de m’ennuyer encore un quart de siècle.

La généalogie, c’est un moyen de bifurquer. Le D.U., par sa formation restreinte sur deux jours par semaine pendant six mois, offre une formation compatible avec un travail à plein temps pour peu que l’emploi du temps soit adapté (à condition de considérer que les week-ends ne sont pas faits pour se reposer !). Je ne sais pas trop où il me mènera : à l’écriture de récits de vie ? à des ateliers de formation et de pratique ? à un travail dans un cabinet de généalogie ?
Je ne peux pas lâcher mon boulot : mon mari et mes filles me soutiennent et ne discutent pas mes lubies, mais il faut assurer le quotidien, les études…

Peu importe : c’est une échappatoire, une respiration. Je retrouve le plaisir d’apprendre, de découvrir des domaines étrangers, d’élargir ma culture. C’est deux jours par semaine où je ne suis pas submergée de corvées et de copies, deux jours où je file à Nîmes faire quelque chose qui me plaît.

Et pourtant, ce n’est pas simple. Il faut s’arracher à la routine, aux habitudes paresseuses. Se lever à 5h du matin, pire que les jours au lycée. Se remettre en question. Faire travailler sa mémoire. Ingurgiter des dates. Se remettre à écrire. Accepter d’avoir tout à découvrir dans des matières jamais travaillées. Se trouver confrontés à des types d’examens qui ne ressemblent pas à ceux auxquels on est habitués. Se dire qu’on n’arrivera jamais à tout mener de front, que ce n’était pas une bonne idée.

Mais c’est tellement bon ! Se prendre d’intérêt, contre toute attente, pour la sigillographie. Découvrir les subtilités de l’héraldique. Voir évoluer le droit de la famille. Analyser les répercussions directes des aléas climatiques ou des épidémies de peste sur les BMS d’un village. Compatir aux multiples décès de nourrissons. Parvenir à déchiffrer un contrat de notaire autrefois illisible. S’orienter dans des archives labyrinthiques. Y trouver des pépites. Voir se dessiner la figure de nos aïeux. Faire ce petit travail d’historien modeste sur des individus restés anonymes. Comprendre d’où l’on vient. Reconnaître les yeux de ses enfants dans le visage de l’arrière-grand-père, un peu flou sur la photo jaunie. Penser les hommes du passé vivants.

Et puis, je n’insisterai jamais assez sur le bonheur qu’il y a à rencontrer des gens passionnés, curieux de tout. Certains sont capables de pousser de petits cris aux archives quand ils découvrent LE document qui manquait. D’autres travaillent dix fois plus qu’ils ne l’avouent, d’autres encore (ou les mêmes ?) n’hésitent pas à faire prendre une carte aux AD à leur mari pour avoir droit à deux fois plus de documents. Nous arrivons le matin effondrés de fatigue, nous repartons euphoriques et déterminés à avancer. Nos journées se terminent à la terrasse d’un café, nous échangeons et bavardons sans fin, jusqu’à ce que quelqu’un nous rappelle au devoir familial. Nous discutons de nos projets, nous nous découvrons des points communs, nous partageons difficultés et enthousiasmes.

Je vous le dis, je suis très admirative de votre enthousiasme, chers Nulsifrotte, de votre volonté, de votre détermination, de votre capacité à surmonter les coups durs et à aller au bout de ce D.U.

Et ça m’a fait du bien cette année. Y avait besoin.


 

S’il faut conclure sur cette année de reprise d’études, ce qui paraît évident, c’est que personne n’a envie de s’arrêter là. Nous avons des projets, des idées de collaboration. Il nous faut mettre à profit cet esprit de promo, l’élargir aux autres anciens du D.U., maintenir ce lien qui nous a fait avancer et qui va encore nous aider dans les mois à venir.

Reprendre ses études, c’est la vie !

Billet rédigé par Hélène, Sandrine R., Emmanuelle, Sandrine C. et Catherine (promotion Nulsifrotte)
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5 commentaires sur “R comme Reprendre ses études (côté étudiants) #ChallengeAZ

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  1. Alors…
    Après avoir lu ces 5 billets, je peux vous dire que je me retrouve dans chacune d’entre vous…
    Et que je partage aussi ce bien être de ce D.U Généalogie et de ces rencontres probables pendant 6 mois … Bonne continuation

    Aimé par 1 personne

  2. Comme les autres, je me retrouve dans ce billet.
    Grâce au DU, j’ai eu l’incroyable opportunité d’être chargée de TD en Histoire du Droit pour des L1. C’était mon rêve d’étudiante et j’ai pu le réaliser, grâce à Monsieur Nicolas Leroy (prof de Droit de la Famille).
    Grâce au DU, j’ai rencontré Bernadette, qui de logeuse est devenue une amie.
    Grâce au DU, j’ai retrouvé un second souffle et évité la dépression.
    Comme l’a dit mon mari, quand je lui ai expliqué que j’avais très envie de suivre ce parcours : »vas-y, c’est mieux qu’une psychanalyse ! ». Comme souvent, il avait raison.
    Même si je n’ai pas quitté mon emploi et que je ne travaille pas dans le domaine de la généalogie, le DU m’a tellement apporté que j’en ressens toujours les bénéfices.
    Alors MERCI à tous : professeurs, condisciples de la promo 2014, membres du groupe Facebook … vous êtes des « belles personnes » chères à mon coeur !

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